En descendant sur Dunedin, nous décidons de nous arrêter à Moeraki, un petit port de pêche au sud d'Oamaru célèbre pour ces "boulders".
Et les "boulders", ce sont ces énormes amas rocheux ronds qui sont en fait des restes de roches volcaniques.
Lorsque nous arrivons sur la plage, nous sommes impressionnés par leur taille et leur perfection.
Certains de ces blocs semblent naître tout droit de la paroi rocheuse comme celui près duquel je pose.
La légende maorie raconte que, lors d’une tempête, la pirogue
« Arai Te Uru »,
l’une des grandes embarcations qui amenèrent les ancêtres polynésiens
des Maoris depuis « Hawaiki », fit naufrage. Sa coque s’est alors
transformée en un récif, et les vanneries de nourriture ainsi que les
calebasses échouées sur la plage, se sont figées en rochers.
Les boulders les plus larges peuvent
atteindre deux mètres de diamètre ce qui leur a pris 4 millions d’années.
Ils contiennent du carbonate de calcium, de la silice, de l’aluminium
et du peroxyde de fer.
Ces sphères sont des
concrétions qui se sont formées il y a environ 60 millions d’années
par accumulation de calcaire autour d’un noyau, lorsque cette partie de
la NZ se trouvait sous les eaux. Des débris de coquillages et
de végétaux se sont alors déposés au fond de l’océan, intégrant petit à
petit la couche sédimentaire. Ainsi, pendant des centaines de milliers
d’années, un minéral, le calcite, s’est accumulé autour des débris,
formant des noyaux de plus en plus gros. Après le retrait des
eaux, l’érosion a révélé cet étrange phénomène naturel enfoui, dont la
forme n’est en rien causée par l’action des vagues. D’autres boulders apparaissent encore maintenant dans la falaise.
Les énormes boulets de cette plage de
Moeraki sont l’exemple le plus parfait de ce type de formation que l’on
peut trouver partout dans le monde. Au milieu des années 80, deux
concrétions du même type ont été découvertes au Sud de la plage de
Moeraki. Elles contenaient pour l’une, un squelette de mosasaure, et
pour l’autre, un squelette de plésiosaure, deux reptiles marins
préhistoriques de plus de 7 mètres de long.
Impressionnant, non ?
Après ce voyage dans la préhistoire, nous prenons le chemin de Dunedin où, malheureusement, nous sommes accueillis par une pluie battante et en début d'après midi, nous regagnons Millers Flat et la maison de Pat en Marcelle juchée sur la colline.
Les ajoncs nous ouvrent le chemin et nous retrouvons l'environnement qui nous avait déjà ravi à de maintes reprises en décembre.
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